Auteur

À propos

— J'ai connu, il y a bien longtemps, une personne affublée d'une légère difformité de naissance qui évoquait des causes imaginaires plus spectaculaires les unes que les autres pour, selon ses propres dires, donner un semblant de dignité à son défaut aux yeux des autres.

— Néanmoins, un détail la trahissait auprès de ceux qui la connaissaient depuis longtemps : les causes invoquées évoluaient avec le temps, à la manière d'un scénario désuet réadapté d'année en année pour mieux convaincre un public sans cesse plus âgé.

— À vrai dire, je pense que derrière la pudeur de cette personne se cachait une forme de résilience, et c'est sans doute en songeant à ce besoin d'enjoliver les événements que j'ai en partie imaginé cette histoire.

Post-scriptum. Avez-vous remarqué, sur la première planche, qu'il était possible de lire l'enseigne de l'auberge de deux façons différentes : «  L'œil du Cyclone  », mais aussi, «  L'œil du Cyclope  » ?

Post post-scriptum. Sur la sixième planche, l'un des protagonistes évoque un lieu au nom étrange : «  Le ravin du corbiau  ». En remplaçant la même lettre dans les deux termes qui désignent cet endroit imaginaire, on peut obtenir les mots «  raven  » et «  corbeau  » – un signe de mauvais augure dissimulé.

Résumé

   Il n'est pas toujours préférable de se retrouver en face d'une vieille connaissance. Il est même souvent plus sage de ne pas chercher à raviver nos bons souvenirs après l'épreuve du temps.

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